Performance des entreprises du BTP

Etude 2021 de BTP Banque sur la santé financière des entreprises du BTP

Une année 2020 marquée par une forte résilience grâce à une adaptation rapide de la Profession

Depuis 2008, l’étude annuelle de BTP Banque présente l’évolution du secteur du BTP en s’appuyant sur les bilans de ses clients. Cette année, BTP Banque s’associe au cabinet  Kerys pour analyser un périmètre élargi d'entreprises des différents secteurs (de Gros-Œuvre, Second-Œuvre et Travaux Publics) et proposer une étude par régions, départements et tailles d’entreprises. Cet outil qui fait référence dans la profession permet de se situer grâce aux ratios sectoriels.

Une année 2020 marquée par une forte résilience grâce à une adaptation rapide de la Profession

La productivité connait une baisse limitée

L’indicateur de productivité mesure la production propre que génère chaque collaborateur de l’entreprise. La production propre s’entend par le chiffre d’affaires d’une entreprise, déduction faite de la sous-traitance.

Les évolutions traduisent une tendance à l’amélioration depuis plusieurs années et les efforts d’organisation sur les chantiers.

En 2020, si nous constatons une baisse de la productivité, les niveaux restent toutefois supérieurs à ceux constatés en 2016 avec 214 k€ / ETP sur le Gros-Œuvre, 173 k€ pour le Second-Œuvre et 199 k€ pour les Travaux Publics.

 

La valeur ajoutée se maintient en 2020

La valeur ajoutée (VA) exprime l’accroissement de valeur généré par l’entreprise du fait de ses activités courantes. Elle permet de rémunérer les acteurs de l’entreprise (personnel, apporteurs de capitaux, administrations).

En tendance baissière depuis 2016, l’année 2020 est cependant dans la lignée de l’année 2019 (39,2 % pour les Travaux Publics, 38,9 % pour le Second-Œuvre et 34,6 % pour le Gros-Œuvre), sans trop d’effet de la crise COVID sur ce ratio.

Cela s’explique principalement par la capacité des entreprises d’adapter leurs politiques d’achat en adéquation avec l’évolution du CA.

Cependant, l’augmentation du prix des matières premières et une activité sous tension dans certaines régions favorisant une concurrence vive entre les entreprises, continuent à peser sur la VA.

 

Le poids de la main d’œuvre dans la VA augmente

Avec la crise du COVID et malgré les aides gouvernementales, le ratio se détériore significativement en 2020 venant gommer les effets des efforts engagés ces dernières années.

Les charges de personnel représentent environ 82 % de la valeur ajoutée pour les activités du Gros-Œuvre (vs. 80 % en 2019), 77 % pour les Travaux Publics (vs. 75 % en 2019). Nous l’expliquons principalement par le maintien de l’emploi dans le secteur et des besoins importants en fin d’année, avec un recours accru à l’intérim.

 

Le décrochage de la rentabilité

Depuis 2016, le redressement était marqué sur l’ensemble des secteurs. Sans surprise, la rentabilité décroche en 2020 mais en restant supérieure ou égale au niveau de 2016. Elle atteint respectivement, 3,0 % pour le Gros-Œuvre, 3,1 % pour le Second Œuvre et 3,4 % pour les Travaux Publics.

Malgré les aides gouvernementales, certaines charges n’ont pas pu être compressées, ayant une conséquence directe sur la rentabilité.

 

L’accroissement de la part des entreprises en perte

Conséquence directe de la chute d’activité, en 2020, la part des entreprises en perte croit sensiblement (plus de 4 %) sur l’ensemble des secteurs.

 

Des délais clients en augmentation

En 2020 les délais ont tendance à s’allonger et restent élevés à 83 jours dans le Gros-Œuvre, 84 jours dans le Second-Œuvre et 90 jours dans les Travaux Publics.

Ceci s’explique d’une part par une inertie plus importante de la part des maîtres d’ouvrage dans le règlement de leurs factures, mais aussi par un effet de rattrapage de certains chantiers en fin d’année, générant une facturation significative au dernier trimestre de l’année et donc la comptabilisation d’importantes créances clients au bilan. Cela peut également s’expliquer par un relâchement des entreprises dans le recouvrement de leurs créances clients, compte tenu de l’amélioration des trésoreries grâce aux PGE.

A noter, la clientèle publique, les litiges sur situations de travaux, les décomptes généraux et définitifs et les retenues de garanties non cautionnées contribuent toujours à l’alourdissement du poste clients des entreprises du BTP.

 

Une structure financière qui s’améliore

De façon assez contre-intuitive, la structure financière des entreprises se renforce en 2020, avec un ratio FP/CA qui s’améliore sur l’ensemble des secteurs à un peu plus de 20 % sur le Second-Œuvre et les Travaux Publics et 16,4 % pour le Gros-Œuvre.

Cela s’explique par la baisse du chiffre d’affaires, mais aussi par une gestion prudente de la part des dirigeants, préservant depuis plusieurs années le résultat généré par la société dans les fonds propres et dans la trésorerie.

A propos de Kerys :

Kerys.co propose des services et solutions d’analyse financière (Saas, data, api, conseil) pour les entreprises et les acteurs institutionnels. contact@kerys.co.http://kerys.co

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